C’est à cette question qu’ont tenté de répondre 5 intervenants lors de la conférence organisée par le CJD de
La conférence a débuté avec Maxime Bono, Maire de
- la nouvelle carte à puce de transport multimodal rochelaise qui permettra d’accéder aux différents services de transports : vélos et voitures électriques en libre service, bus, TER Poitou-Charente, et le fameux passeur, petit bateau propulsé électriquement notamment grâce à des panneaux solaires.
- la nouvelle navette maritime qui permettra de relier Port-Neuf (Quartier Nord de
Pour M. Bono, le développement de la ville passe par deux points essentiels : la justice, où l’on demande à tous les citoyens de faire des efforts, et où ils en reçoivent des contreparties via les services fournis par la ville, et la solidarité pour que chacun, toutes générations confondues, puissent accéder à ces services.
Et de conclure : « Ce qui fait la grandeur d’une ville, c’est sa capacité à rendre ses habitants acteurs de la ville ».
Puis, Corinne Lepage a pris le relais en rentrant directement dans le vif du sujet : « Le choix n’existe pas entre développement économique et développement durable » en s’appuyant sur les principaux enjeux économiques (prix du baril de pétrole et des matières premières), écologiques (perte de la biodiversité, pollinisation, qualité de l’eau, etc.) et sociaux (croissance démographique, inégalités sociales, réfugiés climatiques, etc.).
Nous allons vers un bouleversement des habitudes qui, selon C. Lepage, doit se faire. Le récent développement des Nouvelle Technologies de l’Environnement (NTE), considérées comme la 3ème révolution industrielle sont les « nouveaux moteurs du développement durable ». C’est-à-dire toutes les technologies qui permettent de produire de manière plus économe et plus propre des produits à leur tour plus propres.
Toutes les technologies liées aux énergies renouvelables, à l’efficacité énergétique, la chimie verte, l’utilisation des déchets comme matière première secondaire, la réduction des pollutions dans les processus industriels, la remédiation et la réparation de la nature (…), contribuent au développement d’un très grand nombre d’emplois. C. Lepage rappelle que le chiffre d’affaire des NTE est estimé à 700 milliards de dollars mais que
Les formations dans les NTE sont donc très importantes pour le développement de l’économie sur le territoire.
L’ancienne Ministre de l’Environnement constate également qu’aujourd’hui encore, les entreprises se lancent dans le développement durable via le marketing, et notamment en éditant un rapport développement durable annuel. Mais ce rapport doit contenir un minimum d’information. C’est donc généralement un bilan carbone qui fait office de politique de développement durable. C’est une action simple à réaliser et comprise par tout le monde. Ce bilan permet alors de réaliser que « le poste qui apparaît en rouge vif est celui du transport ». C’est celui sur lequel les entreprises réfléchissent pour diminuer leur impact sur l’environnement : diminution des voyages en avion, utilisation de la vidéo conférence, mise en place de plan de déplacement entreprise, etc.
A partir de là les entreprises réalisent qu’elles peuvent faire de nouvelles économies, et poussent alors la réflexion sur d’autres postes : économie d’énergie, retraitement des déchets, éco-conception, bâtiment passif, voire même à énergie positive, etc.
Le plus gros obstacle pour un mouvement général vers un développement durable aujourd’hui est une vision trop « court termiste ». C’est d’ailleurs ce sur quoi s’est appuyé Charles Kloboukoff, PDG de Lea Nature (intervenu en dernière partie de conférence) pour expliquer que l’entreprise fait le choix de sacrifier des bénéfices faciles à court terme, pour se concentrer sur d’autres points qui lui donnent bien d’autres avantages.
Les entreprises doivent se poser les bonnes questions : Qu’est ce que mes clients vont devenir dans les 10 ans à venir ? Quels seront leurs besoins ?
C’est en tentant d’y répondre que les entreprises rentreront naturellement dans une démarche responsable socialement et envers l’environnement (démarche RSE) pour s’adapter à l’évolution du marché. On remarque d’ores et déjà une réelle sensibilisation lorsque les jeunes diplômés qui se présentent à des entretiens d’embauche, interrogent les entreprises sur leurs comportements envers l’environnement, et leur politique sociale et sociétale.
C. Lepage conclue comme elle avait introduit son discours : « Le développement durable n’apparaît pas comme un choix possible, mais comme LE choix possible ! ».
Les autres intervenants à la conférence (par ordre de prise de parole) :
Max Havelaar, WWF, Imprimerie IRO, Léa Nature.
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