L’agence marketing Florescens vient de mettre en ligne les résultats d’un sondage réalisé auprès « d’internautes en âge d’exercer une activité professionnelle » : le baromètre entreprise et développement durable.

Ce baromètre a pour objectif de mieux connaître les comportements professionnels face au développement durable, d’évaluer l’intérêt que portent les entreprises à ce sujet et d’identifier les actions qui leur paraissent fondamentales.

Quelques chiffres sur les répondants

Sur les 208 réponses complètes, on compte :

- 60% de femmes

- 53% entre 36 et 50 ans

- 55% de dirigeants

- 40% font partie de la direction générale de leur structure

- 14% font partie des services marketing et commerciaux

- 129 entreprises comprenant entre 1 et 10 personnes

D’une manière générale, les répondants ont des postes à responsabilités et sont susceptibles d’influencer les prises de décision au sein de leur entreprise. Les résultats du baromètre sont principalement axés sur la vision de TPE/PME.

Les chiffres qui font l’unanimité

92% des répondants pensent que le développement durable un « modèle à construire » plutôt qu’une escroquerie ou une utopie.

85% des répondants pensent que l’engagement de l’entreprise dans e développement durable passe par des initiatives à la fois individuelles et collectives. Les résultats montrent par ailleurs que « ce sont les dirigeants d’entreprise qui se trouvent en queue de peloton parmi ceux qui ont le moins participer à la mise en place d’actions de développement durable au sein de leur entreprise alors que les professions libérales arrivent en tête des acteurs impliqués ».

La perception du développement durable à travers les fameux 3 piliers

88% citent l’environnement comme pilier du développement durable. Le pilier économique obtient 65% alors que le pilier social franchit à peine la barre des 40%. D’autres « piliers » sont cités : la collectivité, l’éducation, la recherche et l’initiative individuelle.

Le pilier économique mis en avant

L’enquête s’axe principalement sur le pilier économique. Il en ressort que les achats, la logistique et les services généraux traduisent des aspects du développement durable. Ils sont suivis de près par l’innovation/R&D et la communication.

« Le lien le moins évident [avec le développement durable] concerne le développement commercial au sens large incluant l’aspect marketing. Finance et système d’information sont eux aussi moins immédiatement identifiés comme pouvant participer à une démarche développement durable. »

De nombreuses questions sont posées par les répondants qui semblent quelque peu désorienté lorsqu’il s’agit de mettre en place des démarche développement durable : Comment faire cohabiter développement durable et rentabilité de l’entreprise ? Comment s’organiser pour intégrer tous les paramètres ? Par où commencer ? Comment gérer les priorités ? Comment fixer les objectifs ? Comment mesurer les résultats ?

Qu’en est-il de l’environnement et l’aspect social ?

Les réponses à une question sur l’avenir du développement durable et les types d’actions à mettre en œuvre résument bien la tendance, synthétisée sur le graphe ci-dessous :

le_futur_du_dd_11.jpg

Types d’actions à mener pour l’avenir du développement durable – image issue du site internet http://www.entreprises-developpement-durable.com/

Cette enquête vient à la fois confirmer et contredire le sondage TNS-Sofres, pour l’Etude de la presse d’information quotidienne (EPIQ) : confirmer parce qu’il nous apprend que plus de 75% des personnes interrogées estiment que le développement durable est “une idée qui a de l’avenir” ; et contredire car les répondants mettent en avant à 79% la préservation de l’environnement et des ressources naturelles. On peut alors supposer que les publics interrogés sont différents.

Pour autant ce sondage s’intéresse également aux entreprises et cite Xavier Hochet, directeur exécutif du cabinet de conseil en management Capgemini Consulting France : “les entreprises et les institutions doivent comprendre que, au-delà des transformations indispensables qu’elles doivent mener non plus pour s’adapter mais pour rester adaptables, leur capacité à créer durablement de la valeur dépend plus que jamais de leur capacité à fédérer des femmes et des hommes autour d’un projet commun”.

Il reste encore du chemin à faire à la vue des faibles résultats obtenus par le “pilier social” au coeur de ces deux enquêtes.

Sources :

http://www.entreprises-developpement-durable.com/

Transformer l’entreprise, Odile Jacob

Développement (humain) durable, par Jean-Michel Dumay

Cet article a été posté le Mardi, 22 avril, 2008 à 23:48.
Catégories: Brèves, Développement Durable.

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