De retour d’une transatlantique,
- développer des réflexes éco-citoyens auprès d’un large public,
- promouvoir une meilleure prise en compte de l’environnement dans le milieu nautique et les activités liées à la mer,
- impulser une prise en compte des enjeux du développement durable.
Je suis allé interroger l’équipe d’Echo-Mer,

Vous agissez localement sur
Pour vous le développement durable c’est quoi ?
Capucine Decoster (CD) : C’est une expression que nous employons peu au quotidien car nous travaillons principalement sur l’aspect environnemental. C’est un concept qui a du mal à être compris. Lorsque je vais faire de la sensibilisation dans les lycées, beaucoup d’élèves ont entendu parler du développement durable, mais peu sont en mesure de l’expliquer. Cela reste un concept flou, pas assez concret dans le quotidien des citoyens.
DB : On a l’impression que ce concept tourne aujourd’hui autour de discours beaucoup trop théoriques, et que la communication a pris le pas sur le concept et les actions concrètes qui pourraient en découler. Finalement il faut incarner le développement durable au jour le jour et c’est ce que nous faisons en restant cohérent dans nos choix pour contribuer à la protection de l’environnement, développer notre activité, créer des emplois. Nous essayons de rester pragmatiques et proches du terrain, tout simplement en sensibilisant les navigateurs sur le fait de ne pas utiliser de produits polluants par exemple. Tout cela est une affaire de bon sens.
[NDLR : Echo-Mer travaille avec une entreprise de réinsertion sociale pour la fabrication des produits « Textile en mer » créant ainsi des emplois.]
Agissez-vous en toute indépendance ?
DB / CD : Oui sauf sur la thématique des sacs plastiques ou nous travaillons avec
Là où cela devient intéressant, c’est lorsque nous devenons autonome sur certains sujets. Par exemple nous développons actuellement un programme sur le lombricompostage. Nous sommes allé voir
Proposez-vous cette expertise, que vous développez sur certains sujets, à des entreprises ou des collectivités ?
DB : oui, la plupart du temps, ce sont les gens qui viennent à nous parce qu’ils ont entendu parlé de l’association et nous demandent d’intervenir sur leur projet. Par exemple, l’entreprise CCC (Comptoir du Chauffage Charentais), dont le dirigeant était sensible à l’environnement, a fait appel à nous pour participer à la réalisation d’un guide sur l’amélioration de la gestion des déchets. Nous travaillons avec des associations, des entreprises, des collectivités, des banques…
Si vous aviez un conseil à donner à une entreprise ou une collectivité locale qui souhaite s’engager dans une démarche de développement durable, que lui diriez-vous ?
DB : je lui dirais de s’appuyer sur des gens de terrain. Les entreprises ou les collectivités n’ont pas toujours les moyens humains pour agir, et elles ne peuvent pas se contenter de communiquer et ne rien faire à côté, si elles ne veulent pas se couper d’une certaine réalité économique. A titre d’exemple, Capucine a sensibilisé plus de 700 élèves dans une douzaine d’établissements différents dans le cadre du programme « Un sac plastique ? Non merci » mandatée par
Pour conclure, le « développement durable » en 2 mots ?
DB : Prouver et Appliquer. C’est-à-dire montrer que les choses sont possibles.
Pendant cette rencontre, j’ai eu droit à une petite présentation du tout nouveau modèle de sac en bandoulière, très tendance, également issu de voiles de bateau recyclées.
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