Stratégies face au changement climatique et à  la perte de biodiversité

La première conférence environnementale de l’outre-mer européen aura lieu à  La Réunion du 7 au 11 juillet 2008, sous Présidence française de l’Union Européenne. Cet évènement est organisé par l’UICN, le Conseil Régional de la Réunion et l’Observatoire national des effets du réchauffement climatique (ONERC), en partenariat avec le Ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales (MIOMCT).

L’Union Européenne et l’Outre-Mer : stratégies face au changement climatique et à  la perte de biodiversité

Evènement officiel de la Présidence française de l’Union Européenne
Ile de La Réunion, 7 au 11 juillet 2008

La conférence réunira pour la première fois les représentants des 7 Régions Ultrapériphériques de l’Union Européenne (RUP) et des 21 Pays et Territoires d’Outre-Mer (PTOM). Se joindront à  eux des délégués des Etats membres de l’Union Européenne, des institutions européennes, de certains Petits Etats Insulaires en Développement (PEID), d’organisations internationales et régionales, d’instituts de recherche, de la société civile et du secteur privé.

Pour plus de détail le site Réunion 2008 propose une introduction à  la conférence ainsi qu’une présentation des objectifs et résultats attendus.

Source :

http://www.reunion2008.eu/

Comité français de l’UICN (site web)

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Forum Alternative Channel retransmis en direct sur internet (30 avril 2008)

Le 30 avril la Casa Convalescencia de Barcelone ouvre ses portes pour accueillir le premier Forum Alternative Channel.

15 nationalités différentes participeront aux conférences et ateliers sur le thème “Réseaux sociaux et Médias Responsables”. Organisé en collaboration avec Iwith.org, et les partenaires dev.tv, Gedden et Acidd, cet événement international a pour mission de promouvoir l’usage des nouvelles technologies de l’information et de la communication pour les acteurs du développement durable.

 

Cet événement s’adresse notamment aux associations, aux ONG et aux entreprises engagées dans le développement durable, soucieuses d’améliorer leur visibilité sur le web et de donner plus d’impact à  leurs messages liés aux questions cruciales qui concernent notre planète.

 

Alternative Channel retransmet en direct sur le web et en traduction simultanée (anglais, français, espagnol), les conférences et les ateliers qui rythmeront cette journée :

 

Rendez-vous le 30 avril à  partir de 09:00 sur http://forum.alternativechannel.tv/en/live/

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Prise de température entre entreprises et développement durable

L’agence marketing Florescens vient de mettre en ligne les résultats d’un sondage réalisé auprès « d’internautes en à¢ge d’exercer une activité professionnelle » : le baromètre entreprise et développement durable.

Ce baromètre a pour objectif de mieux connaître les comportements professionnels face au développement durable, d’évaluer l’intérêt que portent les entreprises à  ce sujet et d’identifier les actions qui leur paraissent fondamentales.

Quelques chiffres sur les répondants

Sur les 208 réponses complètes, on compte :

- 60% de femmes

- 53% entre 36 et 50 ans

- 55% de dirigeants

- 40% font partie de la direction générale de leur structure

- 14% font partie des services marketing et commerciaux

- 129 entreprises comprenant entre 1 et 10 personnes

D’une manière générale, les répondants ont des postes à  responsabilités et sont susceptibles d’influencer les prises de décision au sein de leur entreprise. Les résultats du baromètre sont principalement axés sur la vision de TPE/PME.

Les chiffres qui font l’unanimité

92% des répondants pensent que le développement durable un « modèle à  construire » plutôt qu’une escroquerie ou une utopie.

85% des répondants pensent que l’engagement de l’entreprise dans e développement durable passe par des initiatives à  la fois individuelles et collectives. Les résultats montrent par ailleurs que « ce sont les dirigeants d’entreprise qui se trouvent en queue de peloton parmi ceux qui ont le moins participer à  la mise en place d’actions de développement durable au sein de leur entreprise alors que les professions libérales arrivent en tête des acteurs impliqués ».

La perception du développement durable à  travers les fameux 3 piliers

88% citent l’environnement comme pilier du développement durable. Le pilier économique obtient 65% alors que le pilier social franchit à  peine la barre des 40%. D’autres « piliers » sont cités : la collectivité, l’éducation, la recherche et l’initiative individuelle.

Le pilier économique mis en avant

L’enquête s’axe principalement sur le pilier économique. Il en ressort que les achats, la logistique et les services généraux traduisent des aspects du développement durable. Ils sont suivis de près par l’innovation/R&D et la communication.

« Le lien le moins évident [avec le développement durable] concerne le développement commercial au sens large incluant l’aspect marketing. Finance et système d’information sont eux aussi moins immédiatement identifiés comme pouvant participer à  une démarche développement durable. »

De nombreuses questions sont posées par les répondants qui semblent quelque peu désorienté lorsqu’il s’agit de mettre en place des démarche développement durable : Comment faire cohabiter développement durable et rentabilité de l’entreprise ? Comment s’organiser pour intégrer tous les paramètres ? Par o๠commencer ? Comment gérer les priorités ? Comment fixer les objectifs ? Comment mesurer les résultats ?

Qu’en est-il de l’environnement et l’aspect social ?

Les réponses à  une question sur l’avenir du développement durable et les types d’actions à  mettre en Å“uvre résument bien la tendance, synthétisée sur le graphe ci-dessous :

le_futur_du_dd_11.jpg

Types d’actions à  mener pour l’avenir du développement durable : image issue du site internet http://www.entreprises-developpement-durable.com/

Cette enquête vient à  la fois confirmer et contredire le sondage TNS-Sofres, pour l’Etude de la presse d’information quotidienne (EPIQ) : confirmer parce qu’il nous apprend que plus de 75% des personnes interrogées estiment que le développement durable est “une idée qui a de l’avenir” ; et contredire car les répondants mettent en avant à  79% la préservation de l’environnement et des ressources naturelles. On peut alors supposer que les publics interrogés sont différents.

Pour autant ce sondage s’intéresse également aux entreprises et cite Xavier Hochet, directeur exécutif du cabinet de conseil en management Capgemini Consulting France : “les entreprises et les institutions doivent comprendre que, au-delà  des transformations indispensables qu’elles doivent mener non plus pour s’adapter mais pour rester adaptables, leur capacité à  créer durablement de la valeur dépend plus que jamais de leur capacité à  fédérer des femmes et des hommes autour d’un projet commun”.

Il reste encore du chemin à  faire à  la vue des faibles résultats obtenus par le “pilier social” au coeur de ces deux enquêtes.

Sources :

http://www.entreprises-developpement-durable.com/

Transformer l’entreprise, Odile Jacob

Développement (humain) durable, par Jean-Michel Dumay

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Island-NEWS : Coopération inter-îles dans l’Océan Indien

 

Interview de Franck Al Shakarchi, Chef de projet Island-NEWS.

L’Agence Régionale de l’Energie Réunion (ARER) est une association de loi 1901 à  but non lucratif qui a pour objectif de promouvoir et développer les actions tendant à  économiser l’énergie, utiliser les énergies renouvelables et préserver les ressources énergétiques, sur l’île de la Réunion.

Island-NEWS est un programme soutenu par l’ARER.

Pouvez-vous décrire le programme Island-NEWS en quelques mots ?

Island-NEWS cherche à  développer des stratégies d’autonomie énergétique dans les îles et à  développer la coopération inter-îles en ce sens.

En cela, il s’inspire de la jeune expérience réunionnaise avec le Plan Régional des Energies Renouvelables et de l’Utilisation Rationnelle de l’Energie. Il s’inscrit dans le cadre de la politique réunionnaise de développement régional dans l’Océan Indien ainsi que dans la volonté commune des Petits Etats Insulaires en Développement (PIED) de collaborer à  la lutte contre le réchauffement climatique.

Comment est née cette initiative ?

Cette initiative a été lancée suite aux Réunions Energies 2005, organisées par l’ARER et sous le patronage du Conseil Régional de La Réunion et de la Commission Européenne, consacrées à  la politique énergétique des îles. Plus de 15 îles étaient représentées et l’idée d’un réseau de coopération est née.

Auparavant, l’ARER avait piloté le dépôt d’un dossier de demande de financement européen au programme COOPENER sur un projet de coopération sur les politiques énergétiques durables dans l’Océan Indien, malencontreusement refusé.

Officiellement lancé en 2006, qu’en est-il, aujourd’hui, de ce réseau de coopération en terme de participants/membres ? Sont-ils nombreux ? Actifs ? Sont-ils des îles de l’Océan Indien ? Du Monde entier ?

La confrontation au principe de réalité est impitoyable. Il y a la question des moyens : humains, financiers, politiques,€¦ Et il y a la question du temps : de la réflexion, de la négociation,€¦

A la place d’un réseau, nous avons développé de nombreux partenariats qui ont donné lieu à  quelques projets concrets. Nous avons ainsi de nombreux contacts dans l’OI mais qui n’interagissent pas entre eux.

Nous travaillons dans l’Océan Indien avec Maurice, Rodrigues, Mayotte, Madagascar et les Seychelles, ainsi qu’avec des îles situées en Europe comme Madère.

L’idée est d’échanger entre membres pour que chacun apprenne des autres. Il faut donc qu’individuellement chacun contribue pour que tous ensemble nous nous renforcions. Nous espérons bientôt acquérir de nouveaux moyens pour développer le « réseau ».

 

island-news.jpg

En quoi consiste votre rôle, au quotidien, en tant que chef de projet Island-NEWS ?

Encore le principe de réalité !!!

Je mène les projets mahorais en attendant l’arrivée du chargé de mission en cours de recrutement : cela a été compliqué car nous souhaitions une personne qui connaisse le tissu local. Les deux projets principaux portent sur la mise en place d’un observatoire de l’énergie (pour faire des études et des bilans énergétiques) et la promotion des bà¢timents performants énergétiquement (par l’information des acteurs et la mise en place d’une charte, d’un référentiel technique et d’un appel à  projets).

Je réponds aux sollicitations du Conseil Régional concernant la venue de quelque délégation insulaire, ce qui permet de discuter et d’envisager des projets.

Je manage aussi, au niveau réunionnais, les équipes de l’observatoire de l’énergie réunion et du projet de stockage de l’énergie. Je travaille également à  la mise en place d’un système de management de la qualité et des outils informatiques associés.

Quels types d’actions menez-vous auprès des, ou en collaboration avec, les îles ? Et avec quels types de partenaires ?

Les projets et leurs cadres sont différents dans chaque cas.

Avec Mayotte, nous menons un programme d’action financé par le Conseil Général de Mayotte (membre de droit de l’ARER), l’ADEME et Electricité De Mayotte. A Mayotte encore, nous travaillons avec la Mairie de Mamdouzou (membre associé de l’ARER) sur ses projets de construction, d’aménagement, d’éclairage public,€¦

Avec Rodrigues, nous avons défini la stratégie d’autonomie de l’île pour l’Assemblée Régionale de Rodrigues et nous allons entamer la phase 2 des études. Avec les Seychelles, nous envisageons de reproduire un projet similaire à  Rodrigues.

Avec les européens, ce sont des dépôts de dossiers de financements à  des projets européens.

Nous avons aussi mené des projets individuels avec des entreprises : formation, audit,€¦

Etes vous dans une optique de prospection auprès des îles, ou viennent-elles vers vous pour coopérer sur des projets « énergétiques » ?

Aujourd’hui, nous sommes plutôt dans une optique : faisons le travail conventionné et, pour le reste, on verra. C’est encore une question de moyens. Ce sont les contacts du Conseil Régional et la visite de certaines délégations qui nous permettent de nous développer à  présent.

Au début, nous nous sommes consacrés à  développer les partenariats par des missions : à  Mayotte, à  Maurice, à  Rodrigues. La phase de développement initial a duré un an.

Combien de projets avez-vous lancés depuis le lancement du réseau Island-NEWS ?

On a voulu initier une vingtaine de projets avec plus ou moins de succès.

Une dizaine se sont réalisées ou sont en cours de réalisation.

Est-ce que cela correspond aux résultats initialement attendus par la mise en place d’un tel réseau ? Pour quelles raisons ?

Globalement, nous sommes très satisfaits des succès d’Island-NEWS, même si, sur cinq dépôts de dossier de financement (3 à  Energie Intelligente Europe, 1 à  Interreg, 1 à  l’AFD), aucun n’a été accepté.

Cela est un peu frustrant que nous ne développions pas cette idée de réseau, même si nous disposons à  présent de tous les outils informatiques. Il s’agit d’une question de moyens.

Les projets sur lesquels vous travaillez sont très accès sur l’autonomie énergétique et les énergies propres. Intégrez-vous malgré tout dans vos projets, une réflexion plus large sur les enjeux environnementaux, autres que le changement climatique, et sur les enjeux sociaux au niveau local?

La réflexion est forcément plus large.

D’une part, les pouvoirs publics sont sensibles à  l’autonomie énergétique aussi pour des raisons économiques et sociales, pas qu’environnementales.

D’autre part, la problématique énergétique nous amène à  traiter d’autres questions :

- l’eau dans le cas de Rodrigues : utiliser l’énergie éolienne pour désaliniser l’eau de mer et apporter de l’eau aux Rodriguais mais aussi utiliser cette même eau pour stocker l’énergie éolienne intermittente

- la gestion des forêts, l’agriculture et la biomasse aussi dans le cas de Rodrigues

- les matériaux dans le cas de Mayotte et la performance énergétique des bà¢timents

Quelles sont les principales difficultés dans la mise en place et le maintien d’un réseau de coopération comme Island-NEWS ?

Les moyens financiers, humaines et POLITIQUES, et le temps.

Le programme « Réunion 2030 » est en cours de réflexion, suite au Grenelle de l’Environnement et à  l’annonce du Premier Ministre expliquant la volonté de l’Etat de soutenir ce projet. L’ARER pourrait-elle, selon vous être désignée comme porteuse de ce projet ?

L’ARER y participe et continuera à  y participer. Mais le projet est mené par l’Etat au travers d’un chargé de mission qu’il a mené avec l’appui de la préfecture et du SGAR.

Pour conclure, si vous deviez décrire le développement durable en 3 mots, lesquels choisiriez-vous ?

Objectif de société

Site internet d’Island-NEWS

Site internet de l’ARER

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Catalogue 2008 des formations de l’ARER

Dans l’article précédent l’importance de la formation pour le développement des filières liées aux nouvelles technologies de l’environnement, sur le territoire français, était mis en avant par Corinne Lepage.

C’est un élément essentiel qui a déjà  été pris en considération par l’Agence Régionale de l’Energie de La Réunion (ARER).

 

« L’objectif porté par le président de l’ARER est celui d’un système énergétique sans gaz à  effet de serre et non dépendant des énergies fossiles ou nucléaire. Après 7 années de travail intense, le projet technique de cette autonomie énergétique est connu et pré dimensionné : produire des négawatts, produire des mégawatts d’origine renouvelable et produire une électricité garantie pour EDF, en provenance des énergies intermittentes, stockées et régulées.

Il s’agit maintenant de poursuivre le développement des filières de technologies et leur intégration dans l’aménagement, l’urbanisme et la construction. La création d’emplois à  la clé est considérable, avec corrélativement la nécessité de formation. »

(extrait du catalogue 2008 des formations de l’ARER)

 

C’est dans cette optique, et dans une logique insulaire d’indépendance énergétique, que l’ARER propose un catalogue de formations liées à  la maîtrise de l’énergie, à  la conception et à  la réalisation de projets relatifs aux énergies renouvelables. Le catalogue référence, à  titre d’exemple, les formations suivantes :

- Maîtrise de l’énergie dans les collectivités

- Intégration des systèmes solaires et architecture (maisons individuelles, habitat collectif)

- Montrer et gérer un projet énergie financé par la commission Européenne

- Plan climat et bilan de gaz à  effet de serre

 

Le catalogue propose également des suggestions de formations à  la carte.

 

Télécharger le catalogue des formations ARER 2008

Site web ARER : www.arer.org

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Développement durable et développement économique, comment concilier ce qui semble antagoniste ?

C’est à  cette question qu’ont tenté de répondre 5 intervenants lors de la conférence organisée par le CJD de La Rochelle le 3 avril dernier, face à  un public composé majoritairement de chefs d’entreprises.

La conférence a débuté avec Maxime Bono, Maire de La Rochelle, qui a retracé l’histoire de la ville à  travers sa politique de transport, pour arriver aux projets actuels sur le point de voir le jour :

- la nouvelle carte à  puce de transport multimodal rochelaise qui permettra d’accéder aux différents services de transports : vélos et voitures électriques en libre service, bus, TER Poitou-Charente, et le fameux passeur, petit bateau propulsé électriquement notamment grà¢ce à  des panneaux solaires.

- la nouvelle navette maritime qui permettra de relier Port-Neuf (Quartier Nord de La Rochelle) au port des Minimes (au Sud) et qui acceptera les vélos à  bord.

Pour M. Bono, le développement de la ville passe par deux points essentiels : la justice, o๠l’on demande à  tous les citoyens de faire des efforts, et o๠ils en reçoivent des contreparties via les services fournis par la ville, et la solidarité pour que chacun, toutes générations confondues, puissent accéder à  ces services.

Et de conclure : « Ce qui fait la grandeur d’une ville, c’est sa capacité à  rendre ses habitants acteurs de la ville ».

Puis, Corinne Lepage a pris le relais en rentrant directement dans le vif du sujet : « Le choix n’existe pas entre développement économique et développement durable » en s’appuyant sur les principaux enjeux économiques (prix du baril de pétrole et des matières premières), écologiques (perte de la biodiversité, pollinisation, qualité de l’eau, etc.) et sociaux (croissance démographique, inégalités sociales, réfugiés climatiques, etc.).

Nous allons vers un bouleversement des habitudes qui, selon C. Lepage, doit se faire. Le récent développement des Nouvelle Technologies de l’Environnement (NTE), considérées comme la 3ème révolution industrielle sont les « nouveaux moteurs du développement durable ». C’est-à -dire toutes les technologies qui permettent de produire de manière plus économe et plus propre des produits à  leur tour plus propres.

Toutes les technologies liées aux énergies renouvelables, à  l’efficacité énergétique, la chimie verte, l’utilisation des déchets comme matière première secondaire, la réduction des pollutions dans les processus industriels, la remédiation et la réparation de la nature (€¦), contribuent au développement d’un très grand nombre d’emplois. C. Lepage rappelle que le chiffre d’affaire des NTE est estimé à  700 milliards de dollars mais que la France n’a pas encore développé l’ensemble des filières, et notamment les formations nécessaires. A titre d’exemple, de nombreux chauffe-eau solaires ont été installés en France par des entreprises étrangères parce qu’il n’y avait pas assez d’installateurs français qualifiés.

Les formations dans les NTE sont donc très importantes pour le développement de l’économie sur le territoire.

L’ancienne Ministre de l’Environnement constate également qu’aujourd’hui encore, les entreprises se lancent dans le développement durable via le marketing, et notamment en éditant un rapport développement durable annuel. Mais ce rapport doit contenir un minimum d’information. C’est donc généralement un bilan carbone qui fait office de politique de développement durable. C’est une action simple à  réaliser et comprise par tout le monde. Ce bilan permet alors de réaliser que « le poste qui apparaît en rouge vif est celui du transport ». C’est celui sur lequel les entreprises réfléchissent pour diminuer leur impact sur l’environnement : diminution des voyages en avion, utilisation de la vidéo conférence, mise en place de plan de déplacement entreprise, etc.

A partir de là  les entreprises réalisent qu’elles peuvent faire de nouvelles économies, et poussent alors la réflexion sur d’autres postes : économie d’énergie, retraitement des déchets, éco-conception, bà¢timent passif, voire même à  énergie positive, etc.

Le plus gros obstacle pour un mouvement général vers un développement durable aujourd’hui est une vision trop « court termiste ». C’est d’ailleurs ce sur quoi s’est appuyé Charles Kloboukoff, PDG de Lea Nature (intervenu en dernière partie de conférence) pour expliquer que l’entreprise fait le choix de sacrifier des bénéfices faciles à  court terme, pour se concentrer sur d’autres points qui lui donnent bien d’autres avantages.

Les entreprises doivent se poser les bonnes questions : Qu’est ce que mes clients vont devenir dans les 10 ans à  venir ? Quels seront leurs besoins ?

C’est en tentant d’y répondre que les entreprises rentreront naturellement dans une démarche responsable socialement et envers l’environnement (démarche RSE) pour s’adapter à  l’évolution du marché. On remarque d’ores et déjà  une réelle sensibilisation lorsque les jeunes diplômés qui se présentent à  des entretiens d’embauche, interrogent les entreprises sur leurs comportements envers l’environnement, et leur politique sociale et sociétale.

C. Lepage conclue comme elle avait introduit son discours : « Le développement durable n’apparaît pas comme un choix possible, mais comme LE choix possible ! ».

Les autres intervenants à  la conférence (par ordre de prise de parole) :

Max Havelaar, WWF, Imprimerie IRO, Léa Nature.

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Une plateforme web dédiée aux transports combinés : Viacombi

L’AFT-IFTIM, structure de formation au transport logistique et l’ADEME viennent de mettre en ligne une plateforme internet dédiée aux transports combinés : www.viacombi.fr

Elle permet aux professionnels du transport, en quelques clics, d’organiser un trajet, en sélectionnant le mode de transport combiné (rail-route, fleuve-route, cabotage maritime), le lieu de chargement et le lieu de déchargement.

 

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Un comparateur de CO2 permet également de calculer les émissions de CO2 évitées, de connaître les économies de carburant réalisées et de comparer les temps de trajet par rapport au transport par route.

De nombreuses informations sont disponibles pour mieux connaître le transport combiné, ses avantages et les bonnes pratiques de plusieurs entreprises qui font appel à  cette alternative au transport traditionnel routier.

Enfin le site fait le point sur les aides européennes, nationales, de l’Ademe, et sur les certificats d’économie d’énergie.

http://www.viacombi.fr/

http://www.ademe.fr

http://www.aft-iftim.com/

http://www.developpement-durable.gouv.fr/

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Forum franco-québécois Eau et Santé

Le Forum franco-québécois Eau et Santé, organisé par le Groupe Sup de Co La Rochelle, se tiendra du jeudi 24 au vendredi 25 avril 2008.

 

Eau

Il s’adresse aux décideurs et responsables de grands groupes, de PME/PMI, d’organisations professionnelles, de cabinets de conseil, de collectivités, aux enseignants et aux chercheurset aux acteurs du domaine de l’Eau en général.

 

Les conférenciers tenteront de répondre à  la problématique suivante :

« Comment entreprises et collectivités locales prennent-elles en compte, dans leurs projets EAU, les besoins et les attentes des usagers ? »

 

Parmis les conférenciers :

Véolia Environnement Recherche et Innovation, Le Gouvernement du Québec, Danone Eaux France, l’Office International de l’Eau, Lyonnaise des Eaux, Ifremer, Syndicat Conchylicole du Bassin de Marennes Oléron, Ville de La Rochelle, Ambassade de l’Eau, EHESP (Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique), CDA de La Rochelle, Forum des Marais Atlantiques, L’Oréal, EDF-GDF, Ville de Montréal, Rhodia, Bureau Veritas, et bien d’autres (voir la liste ici).

 

Voir :

Le site du Forum

La page d’inscription aux conférences

 

Contact :

Fanny ROMESTANT

E-mail: romestantf@esc-larochelle.fr

Tél.: 05 46 51 77 79

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Transports Prévost : réduire l’impact et les coà»ts

[A la suite de l’interview de Coliposte, Mlle. Audrey Bagot (Chargée de projet développement durable Coliposte) et Mr. Yves Le Marrec (Directeur Grands Comptes et Directeur des Opérations Transports Prevost) m’ont donné leur accord pour diffuser cette interview de la société Transports Prevost réalisée par Coliposte en décembre 2007.]

Le groupe Prévost est une société de transport qui s’est diversifiée au fil des ans et qui propose aujourd’hui plusieurs activités : transport de voitures, fret aérien, livraison express, stockage et station de lavage. Le groupe, créé en 1979, compte aujourd’hui 280 collaborateurs et 450 cartes grises. Le Groupe La Poste est un de ses clients.

Votre entreprise a instauré une limitation de vitesse à  80 km/h pour pratiquement tous ses camions depuis mars 2007, quels sont aujourd’hui les résultats de cette initiative ?

Yves Le Marrec (YLM) : Avec ces quelques mois de recul, nous pouvons dire que limiter la vitesse de nos camions à  80 km/h est une mesure viable, tant au niveau environnemental qu’économique. En effet, nous économisons environ 6,5 % de consommation de carburant.

Quels ont été les retours médiatiques ?

YLM : Notre initiative a fait l’objet d’un sujet lors du JT de TFI le 3 septembre 2007. La CNAM a réalisé chez nous un film sur les bienfaits de la limitation à  80 km/h qui sera diffusé prochainement dans toutes les CRAM.

C’est donc un pari réussi ! Mais quels ont été les efforts réalisés pour mettre en place cette limitation à  80 km/h ?

YLM : Au niveau logistique, nous avons dà» remettre à  plat tous nos plans de transport. Quant aux chauffeurs, ils ont montré une certaine réticence au début, et maintenant la mesure est acceptée : ils n’ont plus à  doubler, ce qui rend le trajet moins risqué et moins stressant.

Vous avez fait brider les moteurs, cela ne pose pas de problème pour la garantie ?

YLM : Non, c’est le constructeur lui-même qui a bridé les moteurs, la garantie n’a pas changée.

Avez-vous réalisé ou engagé d’autres actions pour le développement durable (DD) ?

YLM : Oui, nous avons passé la majorité de notre flotte de camions en Euro 4 (1) et fait installer une cuve d’additif « AdBlue » (2) par la même occasion. Les camions Renault que nous venons d’acheter sont munis de boîtes de vitesses automatiques afin d’optimiser les consommations de gazole. Enfin, nous utilisons uniquement des pneus de bonne qualité : leur durée de vie est plus longue, ils engendrent moins de consommation de carburant car ils se dégonflent moins vite, et leur recyclage est garanti.

Comment suivez-vous les consommations de carburant de votre flotte et l’activité de vos chauffeurs ?

YLM : Pour commencer, un ordinateur de bord donne la vitesse moyenne et la consommation par camion. La consommation dépend du chauffeur mais aussi beaucoup du parcours : elle sera très différente pour un trajet en Italie et pour un trajet en Angleterre. De plus, notre système d’information permet de recenser les pleins de gazole. Nous suivons en direct via satellite, en temps réel, l’historique du chauffeur (temps de service), la localisation du camion, les kilométrages parcourus (en charge et à  vide). Ces informations réactualisées en permanence nous permettent de vérifier la conformité réglementaire et contractuelle de chaque prestation, et de réajuster le planning si besoin.

Ce suivi vous sert-il à  effectuer des actions correctives et/ou préventives sur la consommation de carburant ?

YLM : Oui, notamment des actions d’alertes et de formations à  l’éco-conduite. Par exemple, si nous constatons que, sur la même liaison, un chauffeur consomme 3 litres de plus au 100 km qu’un autre, il est alerté. Nous avons un formateur interne pour nos 250 chauffeurs qui dispense, en plus des formations obligatoires, des formations éco-conduite et sécurité routière ciblées pour les chauffeurs qui le nécessitent.

Calculez-vous les émissions de CO2 de votre flotte ?

YLM : Non, c’est un travail supplémentaire et coà»teux qui ne nous est pas utile pour l’instant. Nous suivons uniquement les consommations de carburant.

àŠtes-vous certifiés ISO 14001 et/ou ISO 9001 ?

YLM : Nous sommes en train de préparer la certification ISO 9001. Le passage à  l’ISO 14001 n’est pas prévu pour l’instant. Mais si nous voulons nous lancer par la suite, la certification ISO 9001 sera une bonne base. En pratique, peu de transporteurs sont aujourd’hui certifiés ISO 9001, et encore moins ISO 14001.

Pensez-vous que les transporteurs routiers vont développer leurs actions en faveur du DD ?

YLM : La législation va contraindre de plus en plus la profession à  diminuer son impact sur l’environnement. Mais les moyens d’actions, tant technologiques que financiers, dont disposent les transporteurs qui veulent prendre des initiatives, sont aujourd’hui assez limités. En effet, les charges qui pèsent sur les transporteurs ne cessent d’augmenter : environ 20 % d’augmentation du prix du gazole en 1 an, 4,3 % de charges salariales supplémentaires, et environ 7 % de hausse du prix du matériel. Dans le même temps, les clients font de plus en plus pression sur les prix, ce qui engendre des difficultés de respect des prestations pour les transporteurs (à  long terme) et souvent une baisse de leurs capacités d’investissements. Donc prendre des initiatives en matière de DD dans un tel contexte est difficile pour beaucoup de transporteurs.

Vos clients prennent-il aujourd’hui en compte le DD dans leurs achats de prestations de transport ?

YLM : Beaucoup de clients nous font signer des « chartes DD », mais ces engagements ne donnent pas lieu à  un suivi. Nos clients ne prennent pas aujourd’hui en compte le DD de manière significative dans leurs achats de prestations de transport. C’est pourtant le principal levier qui permettrait d’encourager les démarches des transporteurs en faveur du DD.

Que pensez-vous des biocarburants ?

YLM : Pour que nous utilisions des biocarburants, nous avons besoin d’incitations financières de la part de l’Europe. En effet, passer aux biocarburants nécessite un investissement de notre part pour réaliser les réglages moteurs. De plus, l’impact positif pour l’environnement doit être prouvé, car les controverses sont nombreuses aujourd’hui. Un problème d’approvisionnement se pose également : il n’y a qu’un nombre marginal de pompes sur le réseau routier. La solution d’installer une cuve privée n’est valable que pour les transporteurs qui travaillent sur des zones courtes, pour lesquelles le plein peut-être fait systématiquement sur site. Ce n’est donc pas aujourd’hui une alternative possible pour une activité internationale comme la nôtre.

Avez-vous déjà  envisagé de faire du transport combiné ?

YLM : Nous ne pouvons pas faire de transport rail-route car nos camions « mégas » sont trop hauts pour passer sous les tunnels.

Que pensez-vous des économies de carburant générées par le système de péage automatique sur autoroute ?

YLM : Les péages automatiques qui ont été installés en France ne permettent pas de réduire la consommation de gazole des camions. En effet, contrairement au système italien par exemple, le système français ne fait pas lever les barrières suffisamment à  l’avance pour éviter l’arrêt du camion. C’est dommage car les économies de carburant potentielles ne sont pas négligeables, et un effort pourrait être réalisé par les sociétés d’autoroutes étant donné la part importante de leur CA qui est réalisée par les transports routiers.

(1) Euro IV et Euro V sont des normes établies par l’union européenne pour contrôler l’émission des polluants des véhicules poids lourds. Les oxydes d’azote (NOx), les particules (PM), les hydrocarbures (HC) et le monoxyde de carbone (CO) sont les composants réglementés. Euro IV a été mis en place en 2005-2006 et Euro V le sera en 2008-2009.

(2) La majorité des constructeurs de poids lourds a décidé d’utiliser la technologie SCR (Réduction Catalytique Sélective) pour répondre à  la nouvelle législation sur les émissions. Les principaux composants du système SCR sont le catalyseur SCR, l’unité d’injection d’AdBlue, le réservoir d’AdBlue et l’unité de contrôle de dosage d’AdBlue. L’AdBlue est une solution d’urée aqueuse non toxique utilisée pour réduire chimiquement les émissions d’oxydes d’azote (NOx) des véhicules poids-lourds diesel.

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Innovert : “c’est le porte monnaie qui commande, pas l’environnement !”

Interview de Laurent Zibaut, gérant de la société Innovert.

INNOVERT est une entreprise dont la vocation est d’amener au client final du confort chauffage ou eau chaude sanitaire dans les meilleures conditions économiques tant à  l’achat qu’en coà»t d’exploitation. Innovert développe donc des solutions techniques appuyées sur l’exploitation des énergies renouvelables (les calories de l’air) avec des circulations d’eau à  très basse température.

Considérez-vous votre entreprise comme une éco-entreprise ? Et pourquoi ?

Laurent Zibaut (LZ) : Non. Innovert consomme beaucoup trop d’énergie en transport pour le moment, n’a pas encore de démarche de recyclage car nous n’avons pas eu le temps en un an de nous occuper de cet aspect organisationnel mais nous sommes convaincus qu’il y a de la compétitivité et de l’avantage concurrentiel à  trouver et donc à  mettre en place dans les deux à  trois ans.

Quel est votre avis par rapport au concept théorique du développement durable (Economie / Social / Environnement) ?

(LZ) : Innovert pense que la notion même de développement durable est un leurre et ne fait que conforter le public dans une fausse piste. L’idée n’est plus de se développer mais de définir comment nous pouvons à  faire pour nos enfants au moins aussi bien que ce que nous avons connu mais avec beaucoup moins de richesses.

La croissance démographique, la durée de vie de l’espèce humaine et la raréfaction des ressources<naturelles ne nous laissent pas le choix.

Pourquoi vous êtes-vous lancés sur le marché des pompes à  chaleur ?

(LZ) : Innovert s’est lancé sur ce marché car à  l’époque c’était le seul moyen de réaliser des bilans énergétiques excellents sans ruiner les gens. L’avenir cependant sera ouvert à  de nouveaux générateurs sans fluide frigorigène nocif pour notre planète et avec des émetteurs de chaleur très peu « gourmands » en énergie.

Est-ce un marché très concurrentiel ? Qu’est ce qui vous différentie de vos concurrents?

(LZ) : C’est un marché qui est devenu en quelques années extrêmement concurrentiel car les industriels des énergies fossiles (chaudiéristes ou chauffage électrique) se réveillent après avoir fait longtemps les autruches et cherchent à  regagner les parts de marché qu’ils ont laissé filé aux pionniers de l’énergie renouvelable.

Une grande partie des acteurs viennent d’Asie ce qui donnent une idée de la compétitivité à  avoir en terme de prix pour la vieille Europe.

En tant que petite structure, vous semble t-il difficile de mettre en place, en interne, une politique de développement durable ? (pour des raisons de temps, de moyens…)

(LZ) : Difficile non. C’est une question de temps et de conviction que cela implique de battre en brèche ce concept (voir plus haut) .Il faut se mettre au régime, pour longtemps et la réelle difficulté est là .

Vos clients sont des particuliers qui recherchent une solution de chauffage. Pourquoi vos produits sont susceptibles de les intéresser ? Est-ce une question d’économie ou de respect de l’environnement ?

(LZ) : Non c’est le porte monnaie qui commande pas l’environnement. Supprimer les crédits d’impôts et le marché se divise par deux. Les gens n’ont pas conscience des réels enjeux climatiques. Il y a quelques années, le client final nous disait qu’on n’avait pas découvert tous les champs pétroliers et que cela rebaisserait, puis il nous dit quelques années plus tard qu’il y a toujours eu des périodes chaudes et froides sur terre. Aujourd’hui il est acquis à  l’idée du réchauffement mais il n’a pas encore loin s’en faut pris conscience de la nécessité de changer de comportement.

 

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Vous rencontrez de nombreux particuliers avec qui vous passez du temps afin de répondre au mieux à  leur besoin. Constatez-vous, chez eux, une réelle sensibilisation concernant les enjeux environnementaux ?

(LZ) : Non.

Vos arguments commerciaux sont-ils basés sur le respect de l’environnement ?

(LZ) : Non en majorité car ce sont des arguments fallacieux.

Qu’en est-il de vos concurrents ? Jouent-ils la carte de l’environnement ou de l’économie d’argent ?

(LZ) : De l’environnement pour vendre une bonne conscience « facile » mais tout le monde prétend avoir de meilleurs bilans que le voisin.

La compétition est là  mais pas sur le réel respect à  avoir sur sa consommation.

Il serait bien plus judicieux que l’état au lieu de verser un crédit d’impôt verse en fin de chaque année une somme en fonction de l’énergie consommée. A l’arrivée, les sommes seraient identiques mais le comportement serait sans doute modifié.

Envisagez-vous de mettre en place une politique de développement durable en interne ? Si oui, quelles seraient les motivations principales?

(LZ) : De développement durable non pour les raisons évoquées plus haut. De respect de l’environnement oui pour des raisons citoyennes et parce que je suis convaincu que ce sont les comportements symboliques et de vigilance qui sont à  la portée de chacun.

Constatez-vous chez les constructeurs de maisons neuves une réelle volonté de construire dans une logique d’accessibilité et de respect de l’environnement?

(LZ) : Non, ils ne vendraient plus leurs maisons ! Aujourd’hui, ils s’organisent dans une compétition pour continuer à  faire tourner la machine économique comme hier.

Qu’est ce qui fait selon vous évoluer le plus rapidement le marché actuellement : la mise en place de nouvelles normes ou la volonté des acteurs du bà¢timent ?

(LZ) : Sans aucun doute, la mise en place de nouvelles normes. C’est par la contrainte que le changement s’opère pas par les motivations écologiques.

Seriez-vous prêts aujourd’hui à  réfléchir en commun avec vos concurrents pour développer votre marché ?

(LZ) : OUI car toutes les bonnes initiatives sont d’actualité mais ne rêvons pas trop.

Pour conclure, le développement durable en 3 mots ?

(LZ) : Un leurre, une autruche, un permis de détruire.

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